Eaux transfrontalières : le Sénégal mise sur les données et l’innovation pour anticiper les crises

0 181

Face aux pressions croissantes sur les ressources hydriques, le Sénégal plaide pour une transformation profonde de la gestion des eaux transfrontalières. À l’occasion d’un atelier mondial, Dr Bakary Faty a mis en avant le rôle central des données et des nouvelles technologies pour renforcer la coopération entre États et prévenir les risques liés à l’eau.


Des données au cœur de la gouvernance de l’eau

Dans un contexte marqué par le changement climatique, la croissance démographique et l’augmentation des besoins en eau, la question des données devient stratégique.

Pour le Directeur de la DGPRE, l’accès à des informations fiables, accessibles et partagées est indispensable à toute politique efficace. « Sans données, il ne peut y avoir ni bonne gouvernance ni coopération durable entre États riverains », a-t-il insisté.


Des lacunes qui freinent la coopération internationale

Malgré les avancées enregistrées, de nombreux pays font encore face à des insuffisances importantes, notamment en matière de collecte, de traitement et de partage des données hydrologiques.

Ces faiblesses constituent un frein majeur à la mise en œuvre de l’indicateur 6.5.2 des Objectifs de développement durable, dédié à la coopération sur les eaux transfrontalières.


L’innovation technologique comme levier de transformation

Pour relever ces défis, plusieurs solutions innovantes sont aujourd’hui disponibles : télémétrie, stations hydrométriques automatiques, imagerie satellitaire ou encore intelligence artificielle pour la prévision des crues et des sécheresses.

Toutefois, ces outils ne suffisent pas à eux seuls. Leur efficacité repose sur des conditions essentielles : la confiance entre États, des cadres institutionnels solides et une volonté politique affirmée.


Le Sénégal engagé dans la modernisation du secteur

Au niveau national, le Sénégal a engagé une dynamique de modernisation de son système d’observation hydrologique. Celle-ci se traduit par l’installation de stations automatiques, le renforcement des systèmes d’alerte précoce et le développement de solutions innovantes pour améliorer la qualité des données.


Vers une coopération transfrontalière renforcée

S’appuyant sur la Convention sur l’eau des Nations Unies, le Sénégal appelle à renforcer les partenariats entre États, institutions scientifiques et acteurs technologiques.

L’ambition est claire : faire de la coopération transfrontalière un levier d’anticipation et de gestion durable des ressources en eau.


Dans un contexte mondial de plus en plus marqué par les tensions autour de l’eau, les autorités sénégalaises insistent sur l’urgence d’agir. L’enjeu n’est plus seulement de gérer les ressources, mais d’anticiper les crises grâce à la connaissance, à l’innovation et à la coopération.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Accueil
Actualite
Tele
Radio