Sécurité hydrique : le Sénégal alerte sur une perte de plus de 10 % du PIB et réaffirme son engagement mondial
Lors du lancement de l’initiative Water Forward, portée par le Groupe de la Banque mondiale, le Sénégal a marqué les esprits en mettant en lumière les conséquences économiques et sociales de l’insécurité hydrique.
Prenant la parole, Cheikh Diba a livré un message fort, soulignant le caractère vital de l’eau :
« L’eau n’est pas une ressource parmi d’autres. C’est la condition première de notre existence et de notre souveraineté. »
Une urgence économique et sociale
Le ministre a révélé un chiffre marquant : « Chaque année, plus de 10 % de notre PIB est perdu à cause de l’insécurité hydrique. » Une situation qui impacte directement le quotidien des populations.
« Sans eau potable, c’est une petite fille qui n’ira pas à l’école, un agriculteur qui ne produira pas, un hôpital qui ne peut pas soigner », a-t-il illustré, mettant en évidence les liens étroits entre accès à l’eau, éducation, agriculture et santé.
Pour les autorités sénégalaises, l’eau représente ainsi « une promesse de dignité » qui nécessite des actions urgentes et coordonnées.
Un engagement réaffirmé aux côtés des partenaires internationaux
Le Sénégal a salué le rôle moteur du Groupe de la Banque mondiale dans la promotion de solutions globales, allant de la sécurité alimentaire à l’accès universel aux services essentiels.
« Aujourd’hui, vous nous amenez l’eau pour tous. Nous sommes fiers de vous et du travail que vous faites avec vos partenaires », a déclaré Cheikh Diba, réaffirmant l’engagement du pays à accompagner cette dynamique.
L’ONU appelle à une mobilisation mondiale
Clôturant les échanges, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, António Guterres, a insisté sur l’urgence d’agir face à une crise mondiale de l’eau.
« L’eau, c’est la vie. Il est impossible de parler de santé publique ou de développement durable sans investir dans l’eau et l’assainissement », a-t-il affirmé.
Il a également dénoncé un déficit majeur de financement et de gouvernance, soulignant que des milliards de personnes restent privées d’accès à l’eau et à l’assainissement.
Un enjeu global, un défi collectif
Pour António Guterres, la crise de l’eau est aggravée par le manque de coopération internationale et les contraintes financières pesant sur les pays en développement.
Il a ainsi appelé à renforcer le multilatéralisme et à mobiliser davantage de ressources, y compris du secteur privé, pour répondre aux besoins croissants.
Le Sénégal en première ligne
Dans ce contexte, le Sénégal se positionne comme un acteur engagé, conscient des enjeux stratégiques liés à l’eau pour son développement économique et social.
À travers sa participation à Water Forward, le pays entend contribuer activement à la construction de solutions durables pour garantir un accès équitable et sécurisé à l’eau, au bénéfice des populations.