La région de Matam est de nouveau frappée par les inondations. La montée des eaux du fleuve Sénégal a déjà envahi plus de 1 200 hectares de terres agricoles, menaçant sérieusement la campagne rizicole en cours.
Selon Moussa Mbodj, délégué régional adjoint de la SAED (Société d’aménagement et d’exploitation des terres du Delta du fleuve Sénégal et de la Falémé), 1 242 hectares sont touchés, dont 145 hectares en pleine culture.
Des producteurs contraints à l’abandon
« Avec le franchissement du seuil d’alerte, nous savions que cela aurait des répercussions sur les zones rizicoles. Aujourd’hui, plusieurs terres irriguées sont submergées », a-t-il déclaré mardi 30 septembre à l’APS.
Face à ce risque, de nombreux producteurs ont renoncé à cultiver pendant l’hivernage, préférant miser sur la saison sèche-chaude pour limiter les pertes. « Pour les 1 000 hectares restants, les producteurs ont préféré ne pas aller en campagne, afin d’éviter de revivre les mêmes conséquences que l’année dernière », a expliqué M. Mbodj.
Des infrastructures menacées
Au-delà des cultures, les inondations actuelles font planer la menace d’une rupture des digues de protection et d’importants dégâts sur les aménagements agricoles. Les communes de Dembancané, Aouré, Sémmé Orkadiéré, Matam, Bokidiawé et Nabadji sont parmi les plus affectées.
La SAED affirme continuer d’appuyer les riziculteurs afin d’atténuer l’impact de ces inondations sur la campagne agricole en cours.