Incivisme et sabotage des ouvrages d’assainissement : un danger silencieux qui aggrave les risques d’inondation

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Alors que les pouvoirs publics et leurs partenaires investissent des milliards dans la lutte contre les inondations, certains comportements irresponsables anéantissent tous les efforts consentis. Canaux obstrués par des ordures, regards bouchés, fossés transformés en dépotoirs, grilles de protection arrachées : le constat est alarmant dans plusieurs quartiers à la veille de la saison des pluies.

À Pikine, Guédiawaye, Keur Massar, mais aussi dans certaines zones réaménagées de Dakar, les ouvrages d’assainissement censés faciliter l’évacuation des eaux pluviales sont sabotés par des actes d’incivisme répétés. Les populations, par négligence ou par pur mépris de l’intérêt général, jettent des déchets plastiques, des gravats ou même des carcasses d’animaux dans les canalisations. Résultat : les eaux stagnent, débordent, envahissent les maisons, et les autorités sont à nouveau pointées du doigt… à tort.

Des efforts techniques et financiers réduits à néant

L’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), avec le soutien de partenaires internationaux et nationaux, a pourtant réalisé d’importants travaux d’aménagement dans les zones les plus vulnérables. Des bassins de rétention ont été construits, des stations de pompage installées, et des réseaux de drainage réhabilités. Mais ces ouvrages, pour être efficaces, exigent une collaboration citoyenne et une responsabilité collective. Malheureusement, trop peu de citoyens mesurent les conséquences de leurs gestes : une bouteille jetée dans un caniveau peut être le point de départ d’une inondation qui impactera des centaines de familles.

La responsabilité citoyenne est la première digue contre les inondations

Préserver les ouvrages d’assainissement, ce n’est pas seulement respecter les consignes de propreté, c’est protéger des vies, des biens, et la santé publique. L’inondation n’est pas un phénomène uniquement climatique, elle est aussi sociale et comportementale. Tant que des citoyens continueront à confondre les caniveaux avec des poubelles, les efforts de résilience urbaine resteront vains.

Un appel à la vigilance et à la sanction

Face à cette situation, il est impératif de renforcer les actions de sensibilisation communautaire, mais aussi d’appliquer des sanctions exemplaires à l’encontre des saboteurs d’ouvrages publics. La lutte contre les inondations est une responsabilité partagée entre l’État, les collectivités, les partenaires techniques, mais aussi  et surtout  les citoyens.

Le développement durable commence dans nos comportements quotidiens. L’heure n’est plus à la complaisance, mais à une prise de conscience urgente et collective.

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