Conférence des Nations Unies sur l’Eau 2026 : la société civile appelle à une gouvernance mondiale plus ambitieuse et inclusive

0 135

À l’occasion de l’atelier préparatoire à la Conférence des Nations Unies sur l’Eau 2026, tenu à Dakar, la société civile sénégalaise, à travers la POSCEAS-CONGAD, a lancé un plaidoyer fort en faveur d’une gouvernance mondiale de l’eau plus efficace, inclusive et redevable. Face à l’aggravation de la crise hydrique mondiale, elle appelle à des engagements politiques clairs, des financements durables et une participation accrue des acteurs non étatiques.


« La Conférence des Nations Unies sur l’Eau de 2026 marque une nouvelle étape cruciale pour renforcer la gouvernance mondiale de l’eau et accélérer la mise en œuvre de l’Objectif de Développement Durable numéro 6 », a déclaré Abdoul Aziz Faye , le coordonnateur de la POSCEAS-CONGAD, lors de l’atelier préparatoire organisé à Dakar, en présence du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, du ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, ainsi que de plusieurs directeurs nationaux, coordonnateurs de projets et partenaires.

Selon lui, cette Conférence s’inscrit dans un contexte mondial préoccupant, marqué par l’aggravation de la crise de l’eau et de l’assainissement, la baisse des financements publics internationaux et l’impact croissant du changement climatique. « Il devient impératif de passer des engagements aux actions concrètes, tout en assurant un suivi rigoureux des promesses faites en 2023 », a-t-il insisté.

La réunion de Dakar, une étape stratégique du processus

Revenant sur la réunion de haut niveau prévue à Dakar les 26 et 27 janvier 2026, le coordonnateur a souligné son importance stratégique.
« Cette rencontre doit nous permettre de structurer des objectifs ambitieux pour la Conférence de 2026, de renforcer les dynamiques multi-acteurs et surtout de garantir une participation effective de la société civile », a-t-il indiqué.

Il a, à cet effet, mis en avant plusieurs priorités essentielles, notamment la reconnaissance politique et institutionnelle de la crise mondiale de l’eau et de l’assainissement, la mobilisation de haut niveau des États membres des Nations Unies, ainsi que le renforcement de la coopération diplomatique et internationale sur les enjeux liés à l’eau.

Financements durables et redevabilité au cœur des préoccupations

Face à la baisse globale de l’aide publique au développement et aux récentes suspensions de certains financements internationaux, le coordonnateur a alerté sur l’urgence de sécuriser des ressources financières durables pour le secteur.
« Sans financements ciblés et pérennes, il sera impossible d’atteindre l’ODD 6 et de répondre aux besoins croissants des populations », a-t-il prévenu.

Il a également insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de gouvernance, de redevabilité et de suivi, afin d’éviter que les engagements pris lors des grandes rencontres internationales ne restent lettre morte.

La société civile, un acteur incontournable

Au nom de la POSCEAS-CONGAD, le coordonnateur a plaidé pour une implication renforcée des organisations de la société civile et des ONG, conformément à la résolution onusienne encadrant l’organisation de la Conférence.
« La société civile doit être associée en amont, pendant et après la Conférence. C’est une condition essentielle pour garantir l’efficacité et la légitimité des décisions prises », a-t-il affirmé.

Il a également appelé à renforcer les moyens de l’Envoyée spéciale des Nations Unies pour l’eau et à soutenir l’adoption d’une résolution onusienne post-Conférence afin d’ancrer durablement les résultats et engagements issus de 2026.

Vers un dialogue structuré et inclusif

Autre point central du plaidoyer : la mise en place d’un dialogue continu entre les co-présidents de la Conférence et la société civile, y compris les mouvements de jeunes.
« Il est essentiel de créer des espaces de concertation réguliers, de faciliter la participation logistique des ONG et d’ouvrir davantage les sessions plénières et les dialogues interactifs aux acteurs non étatiques », a-t-il soutenu.

Une opportunité historique

En conclusion, le coordonnateur de la POSCEAS-CONGAD a rappelé que la Conférence des Nations Unies sur l’Eau 2026 représente une opportunité historique pour faire de l’eau et de l’assainissement de véritables priorités politiques mondiales.
« L’eau, c’est la vie ; l’assainissement, c’est la dignité. Nous avons une responsabilité collective pour faire de cette Conférence une étape décisive pour une gouvernance mondiale efficace et inclusive », a-t-il conclu.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Accueil
Actualite
Tele
Radio