Conférence de l’ONU sur l’eau 2026 : Dakar pose les bases d’une action collective renforcée

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Dakar – La réunion de haut niveau préparatoire à la Conférence des Nations Unies sur l’eau 2026 s’est achevée dans un climat de satisfaction et d’engagement renouvelé. Pendant deux jours, la capitale sénégalaise a accueilli près de 3 000 participants venus du monde entier, déterminés à faire de la conférence prévue en décembre 2026 à Abu Dhabi un tournant décisif pour l’accès universel à l’eau et à l’assainissement.

Un processus inclusif salué par les co-organisateurs

Co-organisée par le Sénégal et les Émirats arabes unis, la rencontre de Dakar a permis de dégager des orientations stratégiques claires, au terme d’échanges jugés riches, ouverts et constructifs. Gouvernements, organisations internationales, institutions financières, secteur privé, monde académique, société civile, organisations de femmes, de jeunes et peuples autochtones ont pris part aux discussions.

Dans son discours de clôture, le ministre sénégalais de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dieye, a salué « le caractère fructueux et exemplaire » des travaux. Il a souligné que Dakar, « ville de dialogue, d’idées et d’ambitions », a offert un cadre propice à des réflexions franches et résolument tournées vers l’action.

« Cette réunion a été un succès à tous points de vue, grâce à la qualité exceptionnelle des participants et à la richesse des échanges », a-t-il déclaré.

L’eau, un bien public mondial au cœur des priorités

Le ministre a également exprimé la gratitude du gouvernement sénégalais au Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, dont la présence à la cérémonie d’ouverture a marqué les travaux. Son message, rappelant que « investir dans l’eau, c’est investir dans un bien public mondial », a donné, selon Dr Dieye, « la hauteur politique nécessaire » à cette rencontre internationale.

Pour le Sénégal et les Émirats arabes unis, la Conférence de 2026 devra être une conférence d’action, centrée sur la mise en œuvre concrète des engagements. L’ambition est de faire de l’eau un levier de dignité humaine, de développement durable, de paix et de prospérité partagée.

Trois piliers pour une conférence tournée vers les résultats

Trois piliers stratégiques ont émergé des travaux préparatoires.
Le premier porte sur l’élaboration d’un cadre cohérent et intégré pour l’eau, structuré autour de six dialogues interactifs afin de mieux relier engagements politiques et actions concrètes.
Le deuxième concerne la régularité des conférences onusiennes sur l’eau, dans le but d’ancrer durablement la question hydrique au cœur de l’agenda international au-delà de 2030.
Enfin, le troisième pilier vise le renforcement de la coordination des partenariats et des mécanismes de coopération, autour des accélérateurs mondiaux de l’ODD 6 : financement, données, renforcement des capacités, science, innovation et gouvernance, avec une inclusion effective des femmes et des jeunes.

« Nous avons besoin de davantage d’actions collectives »

Prenant la parole à la clôture, le ministre adjoint des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, chargé de l’Énergie et de la Durabilité, M. Abdullah Balalaa, a insisté sur l’urgence d’un changement profond.

« Nous quittons Dakar avec la ferme conviction que nous avons besoin de davantage d’actions collectives », a-t-il affirmé.

Il a appelé à une transformation de la gouvernance de l’eau et de l’assainissement, fondée sur le renforcement du leadership des pouvoirs publics, l’amélioration de la résilience face aux chocs climatiques et une meilleure synergie entre les secteurs de l’eau, de l’agriculture, de l’énergie et de la biodiversité.

« Nous voulons une co-construction des solutions », a-t-il ajouté, soulignant que l’eau constitue un facteur clé de croissance et un levier de coopération gagnant-gagnant entre les États.

De Dakar à Abu Dhabi, un compte à rebours engagé

Pour les organisateurs, la réunion de Dakar marque une étape décisive dans le processus préparatoire de la Conférence des Nations Unies sur l’eau 2026. Le défi désormais est de transformer cette dynamique en engagements mesurables et en financements massifs, à la hauteur de la crise mondiale de l’eau.

« La Conférence de 2026 devra rester dans les mémoires non par la beauté des discours, mais par les millions de vies améliorées, les emplois créés, les écosystèmes restaurés et les accords de coopération effectivement appliqués », a conclu le ministre Cheikh Tidiane Dieye, appelant l’ensemble des partenaires à maintenir le cap jusqu’à Abu Dhabi.

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