Climat : Diomaye Faye plaide pour une justice climatique équitable lors de son audience avec le Fonds de réponse aux pertes et dommages

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Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce lundi à Dakar M. Ibrahima Cheikh Diongue, Directeur exécutif du Fonds de réponse aux pertes et dommages de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Cette rencontre a marqué une étape importante dans la coopération entre le Sénégal et ce mécanisme international, mis en place pour soutenir rapidement les pays les plus vulnérables aux impacts du changement climatique.

Un pays en première ligne des impacts climatiques

Le Sénégal figure parmi les États africains les plus exposés aux dérèglements climatiques. Chaque année, des milliers de familles subissent les conséquences directes des inondations, de l’érosion côtière, de la sécheresse et de la désertification. Ces phénomènes mettent en péril les infrastructures, les terres agricoles, mais aussi les moyens de subsistance des communautés rurales et urbaines.

Lors de l’audience, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de réponses urgentes et coordonnées. « Les catastrophes liées au climat ne sont plus des projections. Elles sont une réalité quotidienne pour nos populations », a-t-il rappelé.

Les priorités discutées avec le Fonds

Au cœur des échanges figuraient plusieurs priorités nationales :

  • la prévention des inondations, qui frappent régulièrement Dakar et plusieurs villes de l’intérieur ;

  • la lutte contre l’érosion côtière, qui menace les zones littorales comme Saint-Louis et Rufisque ;

  • la désertification, qui progresse dans les régions sahéliennes ;

  • et la gestion des catastrophes naturelles, afin de mieux anticiper les crises humanitaires.

Pour le Sénégal, l’accès rapide aux ressources financières du Fonds constitue un enjeu crucial pour renforcer la résilience des communautés vulnérables et sécuriser leurs moyens de subsistance.

Une exigence de justice climatique

Les deux parties ont réaffirmé leur convergence de vues sur un principe fondamental : la justice climatique. « Ceux qui polluent le moins paient souvent le prix le plus élevé », a souligné le président Faye, estimant que les pays historiquement responsables des émissions doivent assumer leurs responsabilités financières et technologiques.

Cette position s’inscrit dans la dynamique défendue par plusieurs États africains lors des dernières négociations climatiques internationales, où la question des financements pour pertes et dommages a été l’un des points les plus sensibles.

Une coopération renforcée

Pour sa part, le Directeur exécutif du Fonds, M. Ibrahima Cheikh Diongue, a salué l’engagement du Sénégal à porter haut la voix de l’Afrique dans les forums internationaux sur le climat. Il a réaffirmé la volonté du Fonds d’accompagner le pays dans ses efforts pour adapter ses politiques publiques et protéger ses populations.

Cette rencontre ouvre la voie à une coopération renforcée, alors que le Sénégal ambitionne de devenir un pays modèle en matière d’adaptation climatique, en combinant des initiatives locales innovantes, des partenariats internationaux et une mobilisation accrue des financements verts.

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