Dakar–Thiès : le Sénégal accélère la création d’une ceinture verte pour restaurer ses villes

0 300

Le Sénégal renforce son engagement en faveur de la transition écologique urbaine grâce au projet Sentier Vert Dakar–Thiès, une initiative intégrée au programme international Génération Restauration soutenu par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). Un atelier international de deux jours a réuni à Dakar les collectivités, services de l’État, chercheurs et partenaires techniques pour dresser le bilan de deux années de mise en œuvre et définir les prochaines étapes.

Reverdir Dakar et Thiès

Le colonel-major Bamaka Dion, directeur des OEF Oreshas et de la conservation des sols, rappelle l’ambition centrale du projet :
« Le projet Sentier Vert Dakar–Thiès s’inscrit dans le cadre du programme Génération Restauration, appuyé par le Programme des Nations Unies pour l’environnement. »

Il souligne que cette initiative vise à « améliorer le cadre de vie des communautés urbaines en reverdissant les espaces et en intégrant l’arbre dans le paysage urbain ». Avec un constat clair : « Dakar, qu’on appelait autrefois le Cap-Vert, est devenu un Cap béton. Il faut renverser cette tendance. »

Depuis 2023, plusieurs rencontres ont rassemblé collectivités territoriales, universités, organismes de santé, services de l’État et partenaires étrangers (États-Unis, Brésil, Niger, Mauritanie). Des ateliers ont été menés dans les départements de Dakar, Guédiawaye, Rufisque et Thiès pour coconstruire un modèle d’aménagement urbain résilient.

L’atelier international doit permettre, selon le colonel-major, « de dégager les grandes lignes de tout ce qui a été accompli durant les deux ans de mise en œuvre et de proposer un schéma directeur en cohérence avec les compétences des collectivités et l’appui des ministères concernés ».
Il ajoute que la restauration urbaine doit « permettre aux communautés de mieux s’adapter et d’être résilientes face aux effets du changement climatique ».

Un projet aligné avec l’Agenda Sénégal 2050

Représentant le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, un haut responsable a rappelé la parfaite cohérence entre le projet et la stratégie nationale de long terme.
« Ce projet s’inscrit en parfaite cohérence avec l’Agenda Sénégal 2050, dont l’axe 3 porte des orientations fortes pour un développement durable du territoire. »

Il a rappelé les objectifs prioritaires :
« Assurer un développement inclusif, préserver le patrimoine naturel national, désenclaver le pays via six corridors régionaux, garantir un accès universel à une énergie compétitive issue d’une transition énergétique juste. »

Selon lui, la ceinture verte Dakar–Thiès n’est pas un simple ouvrage anti-étalement :
« Elle incarne une vision holistique du développement durable, conciliant conservation de la biodiversité, adaptation aux changements climatiques et amélioration du cadre de vie. »

Il a insisté sur la démarche collaborative du projet :
« La vraie force réside dans une synergie inclusive entre institutions, collectivités, chercheurs, société civile et populations. »

Avant d’ouvrir officiellement l’atelier, le représentant du ministère a conclu :
« L’avenir de nos villes se joue maintenant. En unissant nos forces, nous pouvons faire de la restauration écologique urbaine une réalité tangible et exemplaire. »

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Accueil
Actualite
Tele
Radio