Pêche illicite au Sénégal

Saisie de 2550 sacs de juvéniles à Mbao : les autorités durcissent le ton face aux pratiques illégales

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Une importante cargaison interceptée dans une aire marine protégée

Au Sénégal, une importante cargaison de poissons juvéniles a été interceptée dans une aire marine protégée. Les autorités annoncent des mesures fermes, tout en appelant à des alternatives pour les communautés dépendantes de cette activité.


Une opération conjointe sur le terrain

Les services du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, à travers la Direction des aires marines communautaires protégées, en collaboration avec le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime, ont mené une opération de contrôle sur le site.

Selon le colonel Momar SOW :

« Nos équipes ont constaté des cargaisons impressionnantes de poissons juvéniles, avec des estimations allant jusqu’à plusieurs centaines de sacs. »

L’intervention a été appuyée par les services régionaux de pêche et de surveillance, avec pour objectif d’évaluer l’ampleur du phénomène et d’ouvrir le dialogue avec les communautés locales.


Une pratique reconnue mais persistante

Sur place, les discussions ont été franches. Les populations impliquées ont reconnu les infractions et sollicité la clémence des autorités.

« Les communautés sont conscientes de l’infraction commise, mais cette pratique tend à se répéter », a souligné le responsable.

Les autorités rappellent que la capture, la détention et la commercialisation des juvéniles sont strictement interdites par la réglementation.


 Un enjeu écologique majeur

Le directeur des pêches maritimes, Cheikh Fall, alerte sur les conséquences :

« Ces espèces jouent un rôle essentiel dans la chaîne trophique. Si elles disparaissent, c’est tout l’équilibre de l’écosystème marin qui est menacé. »

Les juvéniles, notamment d’anchois, constituent un maillon clé de la biodiversité marine et de la reproduction des ressources halieutiques.


Vers un renforcement de la surveillance

Face à la recrudescence de ces pratiques, les autorités annoncent une riposte plus ferme.

Des renforts ont été mobilisés, notamment depuis la réserve de la Grande Niaye, pour assurer une surveillance permanente. La collaboration entre les ministères concernés sera également renforcée, avec des contrôles intensifiés en mer et sur les sites de transformation.


 Responsabiliser toute la chaîne

Au-delà de la répression, l’État veut responsabiliser tous les acteurs de la filière.

« Il faut préserver les juvéniles pour garantir la pêche de demain », a insisté le directeur des pêches.

Les autorités appellent à l’utilisation d’engins conformes permettant d’éviter la capture d’espèces immatures.


 Des communautés en quête d’alternatives

Du côté des populations, la situation reste délicate.

Le représentant du chef de village a plaidé pour plus de compréhension :

« Nous reconnaissons que cette pratique n’est pas bonne, mais ces femmes vivent de cette activité. Elles ont contracté des dettes et n’ont pas encore d’alternatives viables. »

Les communautés demandent un accompagnement vers d’autres activités génératrices de revenus : transformation, pisciculture ou encore diversification économique.


 Un équilibre à trouver

Entre impératif écologique et réalités socio-économiques, les autorités doivent trouver un équilibre durable.

Des concertations sont annoncées pour identifier des solutions conciliant protection des ressources marines et survie économique des populations locales.

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