Emploi des jeunes : l’État et le patronat sensibilisent sur la nouvelle convention « And Yombal Xeyyi »
Un atelier de sensibilisation consacré à la nouvelle convention État-employeurs privés, dénommée « And Yombal Xeyyi », s’est tenu afin de favoriser l’appropriation de ce nouveau mécanisme destiné à renforcer l’emploi des jeunes au Sénégal.
Cette rencontre intervient après la signature officielle de la convention entre l’État du Sénégal et les principales organisations patronales, notamment le CNP, le CNES, l’UNACOIS et le MEDS, en présence des ministères en charge de l’Emploi, du Travail ainsi que des Finances.
Prenant la parole, Cheikh Ahmadou Abdoul Gueye Directeur de l’Emploi au Ministère de la Formation Professionnelle a souligné l’importance de cette nouvelle étape dans la mise en œuvre de la politique nationale de l’emploi.
« Après cette étape très importante de signature franchie, nous sommes aujourd’hui dans cet atelier de sensibilisation pour permettre véritablement l’appropriation de cette nouvelle convention par les différents acteurs, par les communautés et la population d’une manière générale », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette convention repose sur « un mécanisme à frais partagés » entre l’État et le secteur privé, avec une approche concertée visant à faciliter l’insertion professionnelle des jeunes arrivant massivement sur le marché du travail chaque année.
Le Directeur de l’Emploi a également insisté sur les innovations introduites dans cette nouvelle convention.
« La nouveauté est liée à l’approche communautaire, mais aussi à la prise en compte des contrats à durée déterminée qui n’étaient pas couverts par les anciennes versions », a-t-il expliqué.
Il a ajouté que le dispositif intègre désormais « les nouvelles perspectives économiques comme l’économie numérique, l’économie sociale et solidaire ainsi que la promotion de l’entrepreneuriat ».
De son côté, le Colonel Mbarek Diop représentant le Conseil National du Patronat a salué l’initiative portée par le ministère de l’Emploi, avec l’appui du Bureau international du Travail (BIT) et de la coopération italienne.
« Nous félicitons le ministère de l’Emploi et ses partenaires pour avoir élaboré une nouvelle politique de l’emploi qui va apporter une dimension nouvelle à notre stratégie nationale », a-t-il affirmé.
Le patronat estime que cette réforme arrive dans un contexte où des milliers de jeunes peinent chaque année à accéder à un emploi durable.
« Il fallait revoir cette politique de l’emploi qui date d’un quart de siècle dans un processus inclusif avec une participation tripartite », a-t-il rappelé.
Le représentant des employeurs a également insisté sur le rôle central du secteur privé dans la création d’emplois.
« Le secteur privé est le moteur du développement. C’est lui qui crée les emplois, tandis que l’État doit assurer la régulation et mettre en place les conditions favorables », a-t-il soutenu.
Tout en réaffirmant l’engagement des employeurs privés à accompagner la dynamique, le patronat a invité l’État à respecter ses engagements, notamment en matière de financement et d’allègement des procédures administratives.
« Nous attendons de l’État qu’il respecte ses engagements en termes de financement, d’accélération des procédures et de réduction des lourdeurs administratives », a indiqué le représentant patronal.
Les participants à l’atelier ont enfin insisté sur la nécessité de vulgariser largement cette nouvelle convention afin de favoriser l’adhésion des jeunes, des entreprises et des différents acteurs du marché du travail.
